Il suit de près l’actualité du Celta, il a enchanté bon nombre de soirées des supporters rennais, il est surtout l’une des figures du Beach Soccer en France et celtafutsal.fr a eu le plaisir et l’honneur de pouvoir le rencontrer. Mickaël Pagis lance en ce mois de juillet des journées découverte du Beach, l’occasion pour lui de développer le concept et sa vision de la discipline.

Après avoir été ce matin sur Bein Sports (L’Expresso 03/07, 1ère et 2ème partie), le voici en interview pour vous sur celtafutsal.fr

celtafutsal.fr : Salut Micka, pour nos fans et pour ceux qui ont eu plaisir à te voir évoluer, peux-tu nous dire où tu en es aujourd’hui ?

Mickaël Pagis : J’ai arrêté le foot à 11 et aujourd’hui je m’occupe de l’organisation de séances de Beach Soccer pour les jeunes. Je travaille dessus depuis octobre 2014 et elles vont voir le jour ce mois-ci, première session mardi 7 juillet au complexe Cap Multisports de La Mézière. Cela s’adresse aux jeunes des U13 aux U17. Je voulais faire partager ma passion du Beach et voir si les jeunes du bassin rennais pouvaient être intéressés par la pratique.

cf.fr : On peut dire que tu as eu un « coup de foudre » pour la discipline ?

M.P. : Complètement ! J’ai découvert ce sport en 1998 grâce à Pascal Olmeta, à Ajaccio, qui organisait lui-même des matchs de gala avec des personnalités. Lors de ces manifestations j’ai rencontré Eric Cantona qui était lui le précurseur du Beach en France et en Europe. Il m’a dit : « le jour où tu arrêteras ta carrière tu viendras jouer au Beach avec nous en équipe de France », ce que j’ai fait. J’adore ce sport et je veux le faire partager.

cf.fr : Tu as été surnommé « Pagistral », à juste titre, du fait de ton toucher de balle si particulier, quel rapprochement fais-tu entre le beau geste au foot en herbe et au Beach ?

M.P. : Si on prend l’ensemble c’est sûr qu’au Beach tu prends énormément de plaisir de part le côté fun, avec notamment l’environnement musical, la surface, le sable, le jeu en lui-même. Il y a beaucoup de gestes spectaculaires, acrobatiques. Je me suis éclaté à jouer au Beach, c’est toujours le cas et j’adore voir les jeunes faire de même aujourd’hui. Attention, j’ai aussi pris beaucoup de plaisir au foot à onze (sourire).

cf.fr : Quelles sont les différences entre les deux pratiques ?

M.P. : On est sur un espace réduit, la surface, le sable, permet de se jeter un peu dans tous les sens. Ça va d’un but à l’autre, c’est sans arrêt offensif, c’est aussi ce que j’aime. Il faut être adroit devant le but, dans la finition, les rebonds sont imprévisibles, il y a un côté indécis que j’affectionne. Sur certaines frappes il faut justement jouer avec ce type de rebonds capricieux. J’interviendrai auprès des jeunes sur ces points précis.

cf.fr : Tu es venu nous voir à quelques reprises au futsal, qu’est-ce qui distingue les deux sports ?

M.P. : La technique n’est pas la même au futsal, par contre la tactique est très proche. La différence fondamentale réside dans le travail musculaire typique du Beach, du fait de la surface de jeu.

cf.fr : Tes projets immédiats concernent donc cette « Pagis Beach Academy » que tu lances ce mois de juillet à Cap Multisports. Pour l’avenir tu te vois rester dans ce travail avec les jeunes ou tu pourrais te retrouver dans un projet club ?

M.P. : J’ai pas mal d’idées. Le concept de l’académie avec les jeunes sur le mois de juillet est une sorte de test, pour savoir s’il y a un public. Il sera temps ensuite de faire un bilan et d’adapter cela avec les clubs si nécessaire, mais on n’y est pas encore.

cf.fr : Peux-tu nous en dire plus sur la structuration du Beach ? Comment cela fonctionne avec les institutions ?

M.P. : Il y a un championnat de France, avec des qualifications par région. Beaucoup d’équipes se situent dans le pourtour méditerranéen et en Gironde. Cela se déroule durant la Tournée des plages, pilotée par la FFF et Joël Cantona Organisation. Je pense que la Bretagne pourrait avoir un rôle à jouer, cela passe par un développement des Districts et de la Ligue. Avec leur soutien il y a un travail à faire. Il faudrait des terrains permanents dans chaque District pour permettre aux joueurs de s’entraîner et pouvoir organiser un championnat.

cf.fr : D’ailleurs sur un plan géographique, en tant qu’amoureux du Beach on devrait plutôt te retrouver dans le Sud, où tu as joué également (Marseille, Nîmes, Gazelec), non ?

M.P. : Quand j’ai arrêté ma carrière j’ai passé mes diplômes d’entraîneur et j’ai intégré le staff du groupe formation du Stade Rennais en tant qu’éducateur et puis je me plais bien ici, je n’ai pas eu envie de bouger. Aujourd’hui c’est vrai que quand on parle Beach on pense instinctivement à la plage mais le sport se développe de plus en plus dans villes qui ne sont pas en bord de mer comme Moscou ou Rome. Il y a un vrai potentiel sur Rennes et son bassin avec le nombre de licenciés.

cf.fr : Est-ce que tu perçois qu’ici, à Rennes, les gens t’apprécient et que tu as laissé la super image d’un joueur classe, élégant ?

M.P. : C’est vrai que les gens se souviennent de ce que j’ai fait dans ma carrière. Ils sont bienveillants avec moi. J’ai toujours été proche du public, que les gens se rappellent de moi c’est très sympa (gêné).

cf.fr : Tu te sens Rennais et Breton ?

M.P. : Breton et Rennais d’adoption, oui ! (sourire)

cf.fr : Que peut-on te souhaiter ?

M.P. : Que les jeunes qui se sont inscrits et qui partagent cette passion du Beach soient heureux de leur journée au Cap Multisports de La Mézière et qu’à terme si je dois organiser régulièrement des journées de ce type, qu’ils reviennent et qu’ils soient accrochés à ce sport. Il est complémentaire du foot à 11, comme le futsal. C’est simplement une offre différente, qui vient en plus.

Un grand merci à Micka Pagis, pour sa disponibilité. Au-delà de l’excellent joueur qu’il a été et qu’il est toujours c’est surtout une personne avec de vraies valeurs humaines, que le Celta portent également. L’ensemble du club lui souhaite la réussite qu’il mérite dans l’organisation de ses journées « Pagis Beach Academy », au Cap Multisports de La Mézière, et dans ses projets futurs.