Blessés, au propre comme au figuré, le coach Jean-Fé et le capitaine, Jo Bique, sont passés en inerview, à froid, quelques jours après l’élimination en Coupe Nationale à Merdrignac.

Jean-Félix Juguet

celtafutsal.fr Coach, après une telle désillusion quel est le sentiment prédominant chez toi ?

Jean-Félix Juguet : Nous sommes tombés sur une belle équipe de Merdrignac ! Nous le savions et nous avons essayé de faire le jeu, d’avoir la maîtrise pour gagner ce match. Je suis déçu forcément, d’autant plus que c’est une compétition qui nous tenait à coeur.

cf.fr : Comment analyses-tu cette défaite, qu’est-ce qui a manqué à tes joueurs pour faire basculer la rencontre ?

J-F.J. : Nous avons manqué de réalisme devant les buts, ainsi que de solidité derrière, sur chaque attaque nous étions en danger, compliqué donc pour la confiance et pour être productif devant… Contre une équipe comme Merdrignac, si tu ne marque pas sur tes occasions, tu te fais punir…

cf.fr : En quelques secondes l’équipe concède l’ouverture du score et perd son capitaine, Jo, c’est un tournant décisif ?

J-F.J. : C’est surtout une très mauvaise nouvelle pour notre capitaine, qui revenait de blessure depuis peu, mais il a un mental de guerrier et reviendra encore plus fort. Ce sont les aléas du sport et malheureusement, ça tombe sur lui, lors de l’ouverture du score adverse. Je lui souhaite un bon rétablissement et qu’il nous revienne en pleine forme (sourire).

cf.fr : Il y a maintenant une mini trêve avec une séance qui a changé des habitudes à Cap Multisports, quels seront les ingrédients pour retrouver la confiance ?

J-F.J. : Cette séance était agréable, entre beach et soccer, ça permet de casser la routine et de travailler sous d’autres formes. Je pense que les gars ont apprécié. Nous allons relever la tête, nous avons des joueurs talentueux et intelligents. Il faut reprendre confiance et ça passe par le travail et la détermination. Forza.

Jonathan Bique

celtafutsal.fr : Jo, forcément les premières questions que l’on a envie de te poser c’est : comment vas-tu ? Où en est ta cheville ? A combien de temps est évaluée ton indisponibilité ?

Jonathan Bique : C’est gentil de venir aux nouvelles. Je vais bien, mieux que ma cheville en tout cas (sourire). Plus sérieusement, je souffre d’une assez grosse entorse et j’attends les résultats complémentaires pour savoir s’il n’y a rien d’autre à noter. Je ne sais pas exactement combien de temps cela va durer, mais ce qui est sur c’est que je vais prendre le temps. Ce début de saison est compliqué personnellement donc autant repartir sur de bonnes bases. Je tiens particulièrement à remercier l’ensemble du Celta ainsi que les autres clubs du championnat (Merdrignac, Ria et la TA notamment) et toutes les personnes qui m’ont envoyé des messages de soutien.

cf.fr : Tu as vite quitté tes partenaires sur le terrain mais pour autant tu as assisté à l’intégralité de la rencontre depuis le banc, quelle analyse tu fais de cette défaite ?

J.B. : C’est une défaite qui fait mal. Tout d’abord parce qu’elle fait suite à celle de la semaine passée et aussi parce qu’on a goûté, l’an dernier, à ce qu’est un beau parcours en Coupe Nationale. On voulait revivre ça, mais Merdrignac est une très belle équipe depuis plusieurs années et on savait le tirage compliqué. Néanmoins, tout n’est pas à jeter. Je trouve que l’équipe a proposé des choses intéressantes et qu’elle a relevé la tête par rapport au match d’avant. Avec des matchs de cette qualité technique, la Bretagne commence à rattraper son léger retard en terme de futsal, c’est plaisant pour tous les acteurs.

cf.fr : Même si tu vas être absent un moment tu restes le capitaine de l’équipe première, quel message veux-tu faire passer à tes partenaires ?

J.B. : Les gars n’ont pas besoin de message en particulier, on sait qu’on est dans une passe assez compliquée, mais rien d’alarmant. Il faut qu’on continue à travailler et qu’on reste serein. Nous sommes tous conscients des qualités du groupe alors il ne faut rien lâcher. Le championnat et les coupes sont encore longs et je sais qu’on sera en haut à la fin, j’y crois vraiment !