Il est notamment à l’origine du parrainage du club par Lucas Deaux, il est chargé de l’image du club. Capitaine de l’équipe réserve depuis le début du championnat il est l’un des piliers du Celta, l’un de ses fondateurs aussi.

On vous emmène à la rencontre de : Paul Gardey.

celtafutsal.fr : Paul comme d’autres membres du Comité Directeur tu es à l’origine de la naissance du Celta, peux-tu nous expliquer comment tu as vécu ce moment ?

Paul Gardey : (sourire) Tu me demandes un rappel historique. A l’origine, avec Arnaud et Nicolas (ndlr : Gardey, ses frères) nous voulions mettre nos expériences personnelles en commun, créer quelque chose de différent du football à 11 que nous avions connu, prendre les points positifs de ce que nous avions vécu et se baser sur de l’ambition, au point de vue de la compétition, avec une vraie base humaine, essayer de créer un club avec de vraies valeurs.
Nicolas a eu l’idée de contacter Pascal que nous savions libre. Quand nous avons rencontré Pascal le projet Celta a tout de suite été activé avec deux équipes qui ont fusionné pour n’en faire plus qu’une, la création était en route.
J’ai vécu ce moment avec beaucoup d’excitation puisque tous les ingrédients étaient réunis pour créer une vraie « institution ». On pourrait faire un rapprochement avec la vision du Barça, toutes proportions gardées, mais l’idée s’en rapproche beaucoup.
Nous étions cinq à l’origine : moi, Arnaud, Nicolas ainsi que Damien et Antoine qui ont accroché. Pascal avait son groupe avec Baptiste , Julien et Nicolas Belliard, des gens que je connaissais déjà après mon passage aux Cadet, je savais que j’allais apprécier travailler avec des gens intelligents, qui apportent une vraie plus-value dans leur domaine.
Nous avons décidé de hiérarchiser les choses, j’ai proposé mes service dans la communication du club, appuyé par Nicolas Belliard et Baptiste.
Pour le moment tout se passe bien et le club se structure petit à petit même si beaucoup de choses sont encore à faire évidemment.
Cette année des personnes nous ont rejoints, je pense notamment à Julien Visseiche (intendant), Jean-Félix Juguet (coach principal), Willy Guéro (coach réserve), Nicolas Delaunay (joueur) et d’autres encore. Chacun a déjà trouvé sa place et j’espère que cela va continuer ainsi.
Je suis très heureux de ce que j’entends sur le Celta, de la part des nouveaux adhérents et des personnes qui découvrent le club. L’image est positive !

cf.fr : Tu as étoffé ton rôle au club depuis la fin de saison dernière, tu gères l’image du Celta en interne et vers l’extérieur (les médias notamment) et désormais tu pilotes aussi le sponsoring, explique nous comment tu perçois tes missions.

P.G. : Actuellement j’ai du temps pour le club, mais c’est un vrai travail au quotidien. Une charte a été faite notamment cette année et elle évoluera l’an prochain. En ce qui concerne mon rôle pour l’image du club la mission est très simple, c’est de mettre en lumière nos valeurs à travers la communication (presse, réseau sociaux, notre site etc.). Cela passe par le fait de s’entourer des bonnes personnes, qui ont une image positive et qui peuvent nous permettre de faire parler de nous ou au moins nous faire connaitre un peu plus. Je pense à Lucas Deaux, notre parrain, à Mickaël Pagis mais aussi à d’autres, je suis toujours en contacts avancés avec Jirès Kembo qui est très intéressé pour nous rejoindre et mettre son image en association avec le Celta. Cet aspect positif peut nous permettre un dialogue privilégié avec nos futurs et actuels partenaires, ce qui peut faciliter nos accords.
Ma tâche pour le sponsoring n’est pas individuelle, je travaille avec Baptiste qui m’accompagne et Nicolas Belliard que j’embête souvent pour finaliser nos idées en choses concrètes visuellement (rire). Tous les deux ont beaucoup de courage (rire) !
Nous avons déjà la chance de collaborer avec Monsieur Pons pour Multitubo, qui est le premier à avoir cru au projet et à miser beaucoup sur nous, je tiens à le remercier. J’ai espoir qu’il soit accompagné par d’autres très bientôt. Pourtant sans le sportif et le travail d’Arnaud, Nicolas, Jérémy et des deux coachs Jean-Félix et Willy le projet serait tout autre ! On a besoin de cohérence à tous les niveaux.

cf.fr : On te sait très impliqué dans la vie du Celta, tu as beaucoup travaillé à la concrétisation du parrainage par Lucas Deaux, qu’est-ce qui te motive autant dans ce club ?

P.G : Ma motivation je la puise dans le regard des autres, je ne fais jamais les choses individuellement. Je fonctionne à l’affectif, quand je vois le groupe de gens qui m’entoure cela me donne envie de m’investir toujours plus. Que ce soit le président, le parrain, les joueurs, j’ai juste envie que les gens se sentent bien et soient autant investis que moi par cet esprit !
Le projet est intéressant et je suis convaincu qu’on participe à quelque chose qui sera reconnu dans quelques années. Nous avons cette responsabilité d’être les premiers, ce sera à nous ensuite de transmettre nos valeurs aux plus jeunes pour q
ue les licenciés d’aujourd’hui soient les bénévoles et éducateurs de demain, voire les vétérans (rire) !

cf.fr : Sur un plan sportif, tu es depuis quelques semaines le capitaine de la réserve, quels sont tes souhaits sur un plan individuel cette année ?

P.G. : Je remercie tout d’abord Willy de me faire confiance dans ce rôle de capitaine. Je m’y épanouis beaucoup, j’ai l’impression, et j’espère, être entendu dans le vestiaire. C’est une chose que je connais car j’ai déjà été capitaine de l’équipe C et de la réserve du Stade de Reims plus jeune, en 15 ans DH, puis à Taissy en banlieue rémoise, en 17 ans PH, notamment grâce à un éducateur qui m’avait également fait confiance à l’époque Dominique Vidril (Stade de Reims). C’est quelque chose que j’ai en moi.
A l’époque du Stade de Reims, j’étais l’un des joueurs les moins armés techniquement mais ma détermination m’a permis en deux ans de démarrer en équipe C, d’être appelé en B et de finir avec le groupe des Nationaux… J’aimerai sincèrement que dans l’équipe réserve du Celta, il y est des trajectoires identiques à la mienne pour certains, maintenant à chaque joueur de mettre les ingrédients nécessaire pour y arriver!
Travail, Humilité, Détermination…
Des trois frangins c’est moi qui ai le moins de qualités individuelles, mais à l’époque j’ai vite compris que si je ne me dépouillais pas j’étais mort ! J’ai croisé de supers joueurs et appris à détester perdre, à m’entraîner pour gagner à chaque fois, j’ai pu côtoyer des bons éducateurs Patrick Dessault, Joël Germain, d’anciens pros. A défaut d’avoir réussi dans le foot il y a des choses que tu entends, qui te marquent. Mes modèles c’était mes frangins, Nicolas pour son mental à tout épreuve et Arnaud pour sa technique individuelle. Au delà de la fraternité Arnaud c’était un « mini Zizou » mais trop « mini » pour percer malheureusement (sourire), il n’en parle jamais mais Metz avait coché son nom ! De tout ça j’ai retenu qu’avec la hargne et l’envie collective tu peux réussir là où l’on ne t’attend pas.
Au Celta en plus il y a des relais, Ludovic, Julien (Bertault), Benoît, Damien (Mexmain) etc. C’est une vraie équipe ! C’est vrai que depuis le début de saison la mentalité est là, personne n’a un mot plus haut que l’autre sur le terrain. Apparemment je suis le « Capitaine grinta » c’est ça (rire) ? Alors cela me va car je suis comme ça.
J’espère vraiment que les gars respectent mon rôle, mais ce qui est certain, c’est que j’essaierai toujours de rester à l’écoute des garçons, de fédérer autour de moi et du coach, Willy, pour l’épauler puisqu’il découvre cette fonction, et c’est à nous, joueurs, de lui faciliter la tâche.
J’ai bon espoir de réussir l’objectif du maintien car c’est un groupe qui, s’il travaille et se dépouille, est encore loin de connaître son vrai niveau, mais là aussi pas de secret c’est du boulot. Même si on est amateur le plaisir se trouve aussi dans l’effort collectif !

cf.fr : Quelles sont tes ambitions pour le Celta sur cette saison mais aussi sur le moyen terme ?

P.G. : Mes ambitions sont simples : un bon maintien, pour l’équipe première et la réserve cette année. A nous d’être compétiteurs pour aller le plus haut possible. Il y a aussi les coupes, qui sont actuellement les moyens les plus simples pour garnir notre vitrine à trophées. C’est comme ça que l’on reconnaît les bons clubs, à leur palmarès. La coupe donne aussi souvent l’image d’un club, on parle bien de « clubs de coupe ». Si cette année on pouvait faire un petit truc en Coupe Nationale (l’équivalent de la Coupe de France en football) je pense que notre chaudron pourrait être vite rempli et cela participerait activement à l’image positive du Celta ! Cette année en plus il y a la coupe de Bretagne et la coupe du District.
Tout cela est aussi valable pour les deux prochaines saisons. En tant que membres du bureau nous avons signé pour 4 ans, si sur ces quatre années nous sommes reconnus en DH et évoluons dans la meilleure division en départemental, cela serait déjà très bien. Il faudra savoir y ajouter une école de futsal, une section féminine, être dans la continuité avec le schéma des « réservistes » et des loisirs. Pour le moyen terme cela serait parfait, mais il y a encore tellement de choses à faire !
Je voudrais finir par remercier tout le monde, j’ai cité quelques personnes mais je pense a tous ceux qui sont dans la famille « Murcielagos » , les nouveaux : « Pocho » (Manuel Charbonnet), « Ti Pich » (Guillaume Pichard), Nicolas Delaunay, etc, les anciens « Djoko » (Jonathan Kopphy), les frangins Bique, Julien Castel, Thomas Mouazan, Sébastien Tran … Même ceux qui nous quittés en fin de saison dernière, Yoann Devrand et Martin Pons, les bénévoles, Jérémy Delalande, les loisirs, Guillaume Jouanolle, Gwen Begasse, par exemple, bref tous ceux et toutes celles qui ont quelques minutes de leur temps à nous donner. L’essentiel est là, c’est le bonheur de se retrouver le reste n’est qu’un prétexte.
Je suis persuadé que l’institution est bien lancée il faudra encore du temps pour la faire connaitre et reconnaitre mais je suis sûr que dans quelques année on pourra être fier du travail accompli !

Plvs Vltra Celta !